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Premier essai !
Tout a commencé en octobre 2002. Dans un dépôt vente, au milieu de dizaines d'utilitaires, trônait " 924 KW 62 ", dans une livrée bleu nuit, couleur qui, bien que n'étant pas au catalogue d'origine, allait très bien à l'auto. Il s'agissait d'un modèle 2.0L 5 vitesses (avec la première en bas à gauche, le détail qui tue !) de 1978. Il était manifeste que cette Porsche n'avait pas toujours eu les égards qu'elle méritait (baguettes latérales dans le plus pur style Accessoires Norauto, ou prélevées sur une Peugeot 405, qui sait ?!), aileron de 944 dont le sigle avait été " peinturluré " en jaune, sans doute par souci d'harmonie avec la plaque d'immatriculation ? L'inscription sur le pare-brise m'a tout de suite plu : " Essence, 134000km, voir Michel ".
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Je vais voir Michel, qui m'annonce fièrement les 142cv du bolide (pour une 924, belle performance !) La voiture démarre, mais le ralenti est irrégulier. Le vendeur m'annonce que le propriétaire a " refait " (j'apprendrai plus tard, à mes dépens, ce que cet homme entendait par 'refaire' !) l'électricité, et qu'il abandonnait faute de parvenir à un bon résultat. Je relevai donc le défi, confiant, et débordant d'enthousiasme ! Au bout de quelques semaines, l'affaire est conclue, et l'auto est livrée chez moi sur plateau.
C'est maintenant l'hiver, et on n'oubliera pas les samedi passés à se geler autour de cette mécanique, qui refusera dorénavant de démarrer. Plusieurs dizaines d'heures ne sont pas venues à bout des "bidouillages" - ou, selon ses termes, 'réfections', de l'ancien propriétaire. Quantité de pièces neuves (pompe à essence, injecteurs, réfection du K-jet, joints du collecteur d'admission, filtres, bougies, pour citer le principal, chez CupSpirit), n'ont permis que d'obtenir un léger mieux. Entre-temps, la voiture avait également retrouvé une sellerie et une moquette noire en excellent état, un couvre tableau de bord du plus bel effet (chez VanZweeden)
A l'été 2003, je commence à me lasser de ces déboires, malgré l'aide de Jérôme, de mon père, et les conseils techniques de Manu et de Jean Guilain. Un nettoyage du bac à batterie m'a fait découvrir un réel désastre, un trou de 20cm de diamètre formé par la rouille, hâtivement camouflé de mousse en bombe. La caisse était gangrenée. C'est malheureusement le lot de nombreuses 924. Négligées par leurs propriétaires, mal entretenues, elles sont souvent dans un état catastrophique.
J'ai donc cherché autre chose, sans pour autant pouvoir me résigner à condamner cette première 924 au rôle de réserve de pièces.
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