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Au travail
Commence alors pour moi une période de nettoyage systématique, et de classement des pièces. L'huile de coude n'est pas dépensée en vain, les progrès sont encourageants : sous la poussière, rien n'a souffert ! Le tableau de bord, fissuré sur la quasi-totalité des 924 survivantes, est intact !
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Il faut maintenant décider du calendrier des travaux ! L'objectif ? Rendre à la belle son état de… 1977 !
Après quelques hésitations, je décide de ne pas sortir le moteur, mais de le redémarrer sans démontage. Un regret : il faudra donc renoncer à repeindre le bloc moteur.
Plus de 20 ans d'inaction ont pu corroder les segments. Suivant les conseils de Manu, je fais tremper le bas moteur dans un mélange composé de l'huile moteur restante et de pétrole, versé par les puits de bougies, en quantité suffisante (environ 5 litres, jusqu'à dépasser le niveau maxi) pour que le vilebrequin baigne dans le mélange.
Au passage, je note l'état des bougies, impeccables. Elles seront toutefois remplacées par des NGK neuves.
Il faut alors patienter et laisser agir quelques jours, que je mets à profit pour continuer mon nettoyage/remontage. L'alternateur sera ainsi entièrement démonté, et nettoyé. L'arbre à cames est superbe (photo), il est vrai qu'il n'a pas beaucoup servi. J'en profite pour nettoyer la rampe d'alimentation en huile, à tout hasard, et pour polir le couvre culasse, juste pour se donner du courage !
Avec Jérôme, nous remontons le Bosch K-Jetronic, qui avait été démonté en une pièce avec la boîte à air, puis emballé soigneusement, toutes les conduites d'essences ayant été laissées montées. Ici, pas de prise de risque, j'utilise toutes les pièces neuves achetées pour la première 924 : injecteurs, joints, pompe à essence…
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Je rachète de nouveaux filtres. Le système d'injection a lui aussi bénéficié des bons soins du précédent propriétaire, qui l'a protégé totalement : sous l'adhésif, le métal brille comme neuf.
Une superposition d'autocollants sur la boîte du filtre à air ne laisse pas de doute quant à l'entretien consacré à la mécanique sur ses 30 000 premiers kilomètres : vidanges et changements de filtres par professionnel, aux échéances, avec les produits recommandés par le constructeur. Je suis aux anges !
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A cette période, presque tous les soirs, je quitte mon bureau un peu plus tôt pour parcourir les 25km qui me séparent de l'auto, et avancer les travaux.
C'est maintenant le moment de vérité : le moteur est-il bloqué ?! Muni d'une clef ad hoc, j'entreprends de tourner le vilebrequin, à " l'écoute " de tout point dur… eh bien non, pas de problème ! Un seul petit passage plus difficile, qui disparaît rapidement avec les tours. Le bruit de " succion " est également rassurant, la compression étant déjà palpable.
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la suite... |
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