|   |
Redémarrage
Le moteur n'est pas bloqué, on peut donc a priori songer au redémarrage.
Tout d'abord, remonter le circuit de refroidissement. J'ai à ma disposition un radiateur neuf, l'original n'ayant pas résisté à l'accident. Après vérification du calorstat et de l'ensemble des durits, nous remontons. Nous notons au passage que manquent quelques silentblocs et une résistance à l'inventaire, celle-là même qui commande le ventilateur. Une pièce neuve trouvera sa place !
|
 |
Nous sommes en mai. A présent, les organes vitaux sont remontés sur le moteur. Petit casse-tête : les fils de la bobine sont tous débranchés, et je ne peux pas compter sur mon autre voiture, à l'électricité douteuse, pour servir de modèle ! Heureusement, nous disposons des schémas électriques, et après quelques tâtonnements, tout est rebranché.
Le contact a retrouvé sa place sur la colonne de direction, et pour aller vite, la pompe à essence est alimentée par… une bouteille ! A ce sujet, il s'est avéré trop compliqué de déposer le réservoir pour le nettoyer, car cela appelait la dépose de la boîte de vitesse, et je voulais avant d'aller plus loin savoir si le moteur tournait encore. J'ai donc simplement posé un filtre supplémentaire entre le réservoir et la pompe.
C'est le moment de tourner la clé ! Et là, rien, pas le moindre toussotement. Rien d'anormal cependant, après ce long sommeil mécanique. Il semble bien qu'il n'y ait pas d'allumage. On vérifie les cosses, les branchements, les vis platinées, la tête d'allumeur... Le coupable ? Un bouchon de poussière sur la cosse supérieure de la bobine. Passage à la toile émeri, nettoyant pour contacts… et voilà, la mécanique se réveille !
en video
Le moteur tourne rond, le ralenti est à peu près régulier pour l'instant, et se stabilisera par la suite, au fur et à mesure des démarrages. Nous avons replacé temporairement le bloc de compteurs, pour contrôler le régime pendant l'essai. A nouveau, bonne surprise, aucune étincelle ni odeur de fil fondu ne nous parvient. Il faut dire que Jérôme avait soigneusement isolé toutes les cosses non encore raccordées. Verdict : 900 t/min au ralenti, et le moteur prend ses tours sans rechigner. De la fumée semble sortir du collecteur d'échappement, je crains une casse de goujon… finalement, cette fumée est dégagée par la peinture haute température appliquée dix jours plus tôt sur la plaque de protection du collecteur : ouf !
Nous somme maintenant en juin, et la voiture effectue ses premiers tours de roue en video. Le bruit de la ligne d'échappement est sourd, et envahissant ! Après contrôle, les trois pots s'avèrent percés. J'étudie diverses possibilités : lignes inox, silencieux inox… finalement, un pot neuf, acheté chez Porsche et provenant d'un stock d'origine (étiquette Allemagne de l'Est 1982 !), me semblera la meilleure solution pour rester aussi proche que possible de l'origine, notre objectif. Il reçoit une peinture noire haute température, comme en 1977 !
|
 |
Je profite d'un week-end prolongé en novembre pour monter la ligne d'échappement. J'ai repeint les supports, changé les boulons, silentblocs. Au démarrage, le bruit est bien plus agréable maintenant, et le moteur démarre plus facilement. Sans doute la quantité de rouille présente dans l'ancien pot n'aidait-elle pas ! Il me reste à revoir l'étanchéité du raccord entre l'intermédiaire et le petit silencieux, d'où s'échappent encore quelques gaz.
|
la suite... |
|